Trois frères… pas comme les autres

 

 

Accrochez-vous et pénétrez avec moi dans un monde pas suffisamment connu : les jeunes dans la famille salésienne « extra muros scholae » (littéralement en dehors des murs scolaires).

 

Pour y pénétrer, je vous invite à suivre le parcours peu ordinaire de trois frères, Victor, Paul et Guillaume SIMON, nés respectivement en 1995, 1997 et 1999, résidant chez leurs parents dans le quartier du Laveu à Liège.

 

Un point commun : aucun des trois n’a fréquenté une école salésienne. Ainsi tous les trois ont entamé leur scolarité à l’école communale de la Sauvenière - transférée rue Hors Château - et ont poursuivi en immersion au Lycée tout aussi communal dénommé Léonie de Waha.

 

Autre point commun : grâce à leurs parents mais aussi à leurs grands-parents, dès leur plus tendre enfance, Victor, Paul et Guillaume ont été plongés dans une paroisse salésienne, la paroisse Saint-François de Sales à Liège et le moins que l’on puisse dire c’est que cela n’a pas été sans influer sur leur vie.

 

Ils y seront baptisés, y feront leur petite et grande communion, y seront confirmés et poursuivront par la suite dans divers mouvements de jeunesse qu’ils auront pour certains contribuer à créer et ce comme vous allez le voir.

 

On a beau être trois frères profondément liés, on peut néanmoins avoir un parcours quelque peu différent même si on les retrouve souvent dans des activités communes.

 

J’ai donc choisi de vous les présenter l’un après l’autre respectant ainsi leurs différences tout en ne pouvant dissimuler leur complicité pour le moins attachante.

 

 

 

Respectons le privilège de l’âge et donc honneur à l’aîné, Victor né en 1995.

Comme ses frères, dès son jeune âge il est attiré par le scoutisme. Après un long passage à la 11e Légia, il est devenu par la suite animateur à Saint-Barthélemy, unité de Saint-Léonard.

 

Parallèlement, après sa communion solennelle, il a continué à la paroisse Saint-François de Sales dans ce qu’on appelait à l’époque les 12-16.

 

Cette appellation n’étant pas très accrocheuse, lui, ses frères, leurs copains et copines la transformeront en « fort-rêveur », mon interlocuteur m’expliquant leur intention de vouloir signifier par-là la différence entre les « doux rêveurs » et ceux qui, comme Don Bosco, rêvent très fort au point que leurs rêves deviennent souvent réalités.

 

Victor est animateur « fort-rêveur ».

 

« L’important dans ce groupe est d’y vivre l’évangile plutôt que de l’enseigner. »

 

Et cela marche !!! Voyez plutôt.

 

Un thème par an. Cette année : le goût d’être ensemble.          

 

Les réunions classiques ont lieu une fois par mois le dimanche de 16 h 30 à 19 h. Elles se déroulent comme suit : d’abord une danse en commun, ensuite une phase de jeux que l’on poursuit par une relecture par groupe d’âges dans le cadre du thème choisi. Exemple : lutte à deux pour attraper des bouts de ficelle et ensuite questionnement sur le comment vivre ensemble et le comment s’entraider et se fixer des objectifs. Enfin un retour ensemble pour un temps de prière soit avec le Père Rudy soit avec le Frère Bruno étant entendu, tient-il à me préciser, que ce n’est pas nécessairement eux qui préparent le dit temps de prière mais que cela peut-être un ou plusieurs membres animateurs.

 

A cela s’ajoutent quelques réunions extraordinaires, des activités ponctuelles comme des ramassages de vivres dans le cadre du centre d’aide sociale de la paroisse, des fêtes de Noël autrement, avec des rencontres avec les plus démunis, de manière générale des rencontres sporadiques avec les plus faibles comme des SDF, des patients d’hôpitaux psychiatriques, des personnes âgées, des gens plus seuls, des veillées à Noël et à Pâques, parfois des week-ends et une fois par an, une semaine sous forme de pèlerinage ou non. Ainsi une année ils ont été en Normandie sur les traces de Thérèse de Lisieux et cette année en Alsace où ils ont notamment rencontré un rabbin, un pasteur, le tout dans la tradition salésienne.

 

A noter qu’une fois par an les « fort-rêveurs » s’efforcent de faire une activité en commun avec les jeunes de nos écoles. Ainsi des Bosco Games sont prévus pour le 27 janvier 2018.

 

Victor est encore animateur chez Ephata, et ce pour le groupe des 17 +.

 

Pour ceux qui l’ignoreraient, « Ephata »  signifie « ouvre-toi » en araméen. Ce groupe rassemble des jeunes de la famille salésienne de Bruxelles et de Wallonie à raison de 3 week-ends par an et d’un camp pendant les grandes vacances : camp chantier, camp marche, camp vélo et ainsi en 2018 l’on prévoit un Farnières-Turin.

 

Lors de ces retrouvailles, il y a des jeux mais aussi des carrefours avec rencontre éventuelle avec des témoins mais aussi des temps de spiritualité.

 

Victor est enfin Coordinateur au MSJ (Mouvement Salésien des Jeunes) pour la Belgique Sud et le Nord de la France.

 

Là aussi un mot d’explication n’est peut-être pas du luxe.

 

Le MSJ est un réseau d’animateurs de la famille salésienne, et ce au niveau confédéral. Le but est de favoriser les échanges entre les différents groupes salésiens et d’aider à la formation des animateurs.

 

Cette année, il y a eu un rassemblement à Liège, Lyon mais aussi à Turin pour une rencontre européenne,

 

Chaque année, il y a un rassemblement à Farnières. L’on y retrouve des animateurs de Scouts, de Patros, de groupes comme Ephata ou Fort-rêveur, et ce de tous âges. Ainsi, cette année il y avait même des animateurs de 12 ans.

 

A côté de cela, Victor ne néglige pas pour autant ses études, et ce bien au contraire.

 

Ainsi après avoir terminé ses secondaires il est parti en Angleterre pendant 1 an et depuis son retour, il suit un régendat en langue (anglais-néerlandais) à la Haute Ecole HELMo à Liège. Il effectue à l’heure actuelle sa dernière année à Diepenbeek en Flandre dans une école partenaire de l’HELMo.

 

Quand il lui reste du temps, il aime le vélo ainsi que la lecture. A côté de romans et d’ouvrages plus classiques, il dit avoir particulièrement apprécié ces derniers temps un ouvrage intitulé « Quand tu étais sous le figuier – Propos intempestifs sur la vie chrétienne » d’Adrien CANDIARD.

 

 

 

 

Au tour de Paul à présent, le deuxième de la fratrie, né en 1997.

                              

                              

Même parcours scolaire que son frère en primaire comme en secondaire qu’il a lui aussi complété par une année sabbatique en Angleterre.

 

Depuis lors, Paul s’est inscrit à l’Ulg. Il est actuellement en deuxième Bachelor section Langues et Littératures modernes - orientation langues germaniques.

 

Comme ses frères, sa première approche des mouvements de jeunesse a été le scoutisme à la 11e Légia, unité qu’il a quitté pour devenir animateur de louveteaux à la 5e OM, soit en Outremeuse.

 

Lui aussi après sa communion a rejoint les Fort-rêveur qu’il fréquente toujours aujourd’hui.

 

Il est encore animateur chez Ephata mais pour les 14-16 ; il me précise que lors des week-ends, ce groupe rassemble quand même plus ou moins 50 jeunes et que lors des camps l’on y trouve plus ou moins 40 jeunes avec 10 animateurs..

 

Il va enfin au MSJ mais cette fois comme animé et, dans ce cadre, il se prépare à aller suivre d’ici quelques temps une formation d’animateur salésien à Ballington, en Grande-Bretagne.

 

Lui aussi à ses temps perdus (!), il aime la lecture et le vélo. Chaque année il participe à la Flèche salésienne qui se dispute sur le parcours de Liège-Bastogne-Liège entre Farnières et Liège.

 

 

 

 

Reste le « petit » dernier, Guillaume, né en 1999.

 

               

Même parcours scolaire que ses grands frères si ce n’est que l’Ecole primaire de la Sauvenière a été transférée en Hors Château comme déjà indiqué ci-dessus et que l’Ecole secondaire, vu son jeune âge, il s’y trouve toujours, terminant sa dernière année.

 

Le scoutisme lui aussi il l’a entamé à la 11e Légia. Depuis lors, il est passé à la 15e Légia tout d’abord comme animateur Baladins et aujourd’hui comme Chef Eclaireurs. Il tient à me souligner qu’il s’y efforce d’y faire passer les valeurs salésiennes.

 

Après sa communion à Saint-François de Sales, il a rejoint ses frères aux « Fort-rêveur » tout comme à Ephata mais ici comme animé. Il participe aussi aux activités du MSJ.

 

Il suit une formation pour obtenir le BACV  soit le brevet d’animateurs en centres de vacances.

 

Il aime le cinéma mais là aussi il privilégie le monde salésien. Ainsi il fait partie d’un groupe de Farnières qui participe chaque année au Festiclips, ce Festival qui rassemble des groupes provenant des écoles salésiennes et des groupes tournant autour du monde salésien. L’année dernière, ils ont décroché le prix du jury avec un petit film intitulé « Angles de vie ».

 

Quand il lui reste un peu de temps (!), il privilégie le vélo mais aussi tout ce qui a trait à l’aviation qui est chez lui une véritable passion.

 

Mais je n’ai pas encore tout dit sur le « militantisme salésien » de nos trois jeunes amis.

 

Ainsi il faut encore noter que chaque année les trois frères participent au Campo Bosco organisé en France par la famille salésienne au Château de Ressins, à Nandax, près de Roanne.

 

Il s’agit de quatre journées où chaque participant est invité à développer ses talents en s’impliquant dans des ateliers à dominante culturelle, sportive ou festive. D’autres activités comme des grands jeux permettent une vie d’équipes.

Chaque journée est rythmée par un temps de prière et de célébration. Cette année, ils étaient encore 210 jeunes de 13 à 25 ans de Belgique et de France à y participer. Exceptionnellement la rencontre 2018 se passera dans la région de Turin. D’ores et déjà les inscriptions sont ouvertes sur le site « www. Campobosco.fr/ ». Avis aux amateurs !

 

Enfin les trois frères toujours ensemble font partie d’un groupe de grands jeunes de la paroisse St-François de Sales dénommé « Les Soyeureux », jeu de mots à partir du nom d’un ruisseau coulant aux environs de Spa. Plusieurs fois par an ils sont ainsi une douzaine à se retrouver pour des réunions de réflexion, des activités externes voire des repas conviviaux.

 

Avouez qu’un tel engagement de la part de trois jeunes méritait amplement la rédaction d’un article.

 

 

Grâce à eux j’ai pu décliner sans doute tout ce qui se passait au niveau des jeunes dans le monde salésien en dehors des écoles.Grand bravo les gars, merci pour votre exemple et bonne continuation.

 

Michel SCHOLTES