Présentation du thème de l’Etrenne 2018

« CULTIVONS L’ART D’ÉCOUTER ET D’ACCOMPAGNER »

 

Le thème part de la demande insistante que fait la femme Samaritaine à Jésus, au puits de Jacob.

Dans sa rencontre avec Lui, elle se sent écoutée, respectée et appréciée. Son cœur l’amène à demander quelque chose de plus précieux : « Seigneur, donne-moi de cette eau » (Jean 4,15).

En suivant le fil conducteur de ce passage d’Évangile, nous présenterons, dans le cadre du prochain Synode des Évêques (« Les Jeunes, la Foi et le Discernement Vocationnel »), l’importance pour toute notre Famille salésienne et sa mission dans le monde, de cultiver l’art important de l’écoute et de l’accompagnement.

 

Angel Fernández Artime, sdb - Recteur Majeur


Se préparer à la résurrection…

 

 

Chers Amis,

 

D’après certains sondages, ils seraient près de 25% ceux qui se disent chrétiens et qui ne croient pas à la résurrection. Pourtant notre foi est fondée sur la résurrection…

 

Résurrection, ce mystère qui nous dépasse.

Quand on parle de la résurrection de Jésus, même en s’appuyant sur le témoignage des évangélistes (qui est assez sobre à ce sujet), cela ressemble au balbutiement d’un enfant.

 

De la passion de Jésus nous pouvons dire beaucoup plus. Tout d’abord parce que le témoignage des évangiles à ce sujet est conséquent, mais aussi parce qu’elle est plus parlante à nous : en elle nous touchons notre souffrance, solitude, notre péché, nos blessures et faiblesses. Tout cela est pour nous très réel. Jésus a accepté sa croix comme conséquence de son incarnation.

La résurrection c’est la question de l’espérance. Et l’espérance est subtile, nous en parlons avec humilité, car elle regarde un avenir qui nous reste caché. Et pourtant, même si nous restons dans certaine ignorance de ce « demain », nous croyons que dans cet avenir inconnu, il y a déjà Quelqu’un que nous connaissons et qui nous aime.

 

La résurrection ne parle pas d’un lieu, mais plutôt d’une rencontre. Nous essayons comprendre le mystère de la résurrection en regardant le Christ ressuscité qui s’est manifesté dans un corps glorifié, mais quand même dans le corps. Ce corps est pour nous l’indice qu’après notre résurrection nous allons aussi expérimenter une certaine continuité avec la réalité actuelle. Le futur ne sera pas séparé de notre « aujourd’hui ». Jésus, après sa résurrection, a montré ses plais aux disciples. Son histoire douloureuse, n’était pas effacée, Jésus ne la rejette pas, mais il la porte au ciel. La résurrection donc n’est pas une contestation du passé mais sa guérison !

 

Les femmes au tombeau

Les femmes ont été les premières à rencontrer le Ressuscité car elles ont persévéré au pied de la croix. C’est pour nous encore un autre indice : celui qui contemple le Crucifié, peut reconnaitre le Ressuscité. Les disciples, hormis Jean, n’étêtaient pas présents au pied de la croix. Ils ont eu peur d’affronter la souffrance et la mort de leur Maître, mais aussi leur propre infidélité.

 

Et nous…

Le chrétien croit que Jésus est ressuscité, mais comment c’est évènement s’est déroulé, si la pierre était roulée à droite ou à gauche, reste secondaire. Pierre et Jean ont vu uniquement le tombeau vide, on peut dire ils n’ont rien vu. Le tombeau vide c’est aussi l’image du notre vide, de notre incapacité de mettre en paroles ce mystère.

 

Sans expérimenter le Christ vivant dans notre vie, sans les fruits de cette présence, il est difficile de prouver le fait de la Résurrection. C’est pour cela que Saint Pierre invite : « Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous. »

 

Se préparer à la Résurrection

L’attente de la résurrection est la meilleure méthode pour préparer la mort. Le mercredi des cendres, au moment de l’imposition des cendres, nous entendons dans la liturgie ces deux formules qui se complètent : la première dit : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière », elle nous prépare à la mort et nous rappelle que dans chaque seconde de notre vie nous la touchons, nous l’apprenons.

 

La seconde : « Convertis-toi et crois à l’Évangile » : invite à la conversion, au retour à celui qui donne la vie. Croire à l’Evangile c’est croire à la Vie. Il ne s’agit pas de contempler la mort, mais de se préparer à une nouvelle vie. Je sais que pour arriver à la résurrection, je dois toucher la mort. Je crains la vieillesse et la dépendance, mais j’essaye de vaincre cette crainte par le désir de la Vie. La foi en la résurrection me rappelle que ma vie a un avenir. Je dois donc cultiver ma capacité d’apercevoir le bien. Sur le pas du bien, j’arrive à sa source, je rentre dans la présence du Dieu vivant !

 

Que les Fêtes Pascales soient pour chacun de nous une occasion de la rencontre personnelle avec Jésus Ressuscité. Que notre relation avec Lui, remplie d’amour, nous permet, à nous aussi, d’être destinataires de cette béatitude : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » !

 

 

    Père Dominik SALM, responsable de la Communauté salésienne.


 

v  UNE RENCONTRE QUI NE LAISSE PAS INDIFFERENT : « Ecouter »

v  UNE RENCONTRE QUI POUSSE LA PERSONNE EN AVANT : « Discerner »

v  UNE RENCONTRE QUI TRANSFORMA LA VIE : « Accompagner »

v  EN VUE DE QUELLE ACTION PASTORALE ?

                Un discernement vocationnel comme le suggère le Pape François

 

                Si la journée du samedi 1er mai vous interpelle, il vous est loisir d’être présent(e). Au plaisir de vous rencontrer.

               

Le programme peut être demandé auprès de Michel DOMINIQUE : dominiquemichel@skynet.be