Les retraités de 2017 : trois personnes ivres de motos

 

 

Lucy Schartz, professeur de Don Bosco est l’auteur des paroles de la chanson

et Jean Dréjac, compositeur de l’adaptation d’Edith Piaf « L’homme à la Moto »

 

Ils portent des culottes, des bottes de moto,

Des blousons de cuir noir avec Don Bosco sur le dos,

Leurs engins qu’ils bichonnent, brillent comme des boutons

Leurs chromes sont connus dans toute la région.

 

La semaine, ils enseignaient et aux élèves tout donnaient,         

Qu’ils retrouveraient les copains au pied du bolder

Et pendant quelques heures fileraient à fendre l’air.

En bons mécaniciens ils ont avec eux des outils,

On n’est jamais trop prudent, on n’est jamais trop sage

Car tous les motards savent bien qu’il suffit d’un oubli

Pour finir la balade en dépannage

 

Ils ont sillonné les routes de toute la Picardie

De la Champagne-Ardennes et oui, aussi, du Cambrésis

Tous ceux qui les voient passer leur font signe gentiment

Sous les bruits de leurs machines

Et des tuyaux d’échappement

Ils aiment rouler en bande avec des amis choisis

Des gourmets, des fins becs qui célèbrent leur appétit

Car une fois à l’arrêt, ils peuvent en profiter

Et en chœur ce petit air entonner...

 

Voici les trois motards

 

Michel DUBE :

 

Tu es le dernier arrivé du trio. Avant de nous rejoindre le 28 septembre 1998 pour enseigner à nos chauffeurs poids lourds, tout ce que tu savais du métier, tu travaillais à Verviers. En effet, pendant plus de vingt ans, tu as été chauffeur-livreur pour les établissements Wathelet. Sur la route par tous les temps, confronté aux aléas du métier et à l’humeur autoritaire d’un patron au caractère bien trempé, tu avais l’expérience nécessaire pour rejoindre notre nouvelle section.

Pendant ces dix-huit ans passés auprès de nos jeunes chauffeurs, tu as toujours été exigeant avec eux dans la pratique du métier mais aussi bienveillant et attentif à chacun. Tu aimes le travail bien fait, l’investissement, l’envie de faire de son mieux et ce que tu as transmis à tous.

L’expérience du métier t’a permis de nouer des relations et amitiés internationales et tu n’as pas hésité à en faire profiter les élèves il y a deux ans, en les emmenant en voyage en Suède chez Volvo. Un voyage dont ils parlent encore aujourd’hui.

En retraite depuis un an, tu gardes des contacts avec de nombreux anciens qui t’appellent encore régulièrement. Tu emploies ton temps libre en dépannant parfois l’un ou l’autre et tu exploites tes nombreux talents (élagage, tronçonnage, maçonnerie...)

Sois remercié pour tout ce que tu as apporté à la section poids lourds. Bonne route Michel !

 

Gérard PEETERS :

 

Tu nous as rejoints le 2 septembre 1996, comme professeur de religion et de mécanique. Puis comme professeur de mécanique uniquement.

Avant cela, tu as travaillé 11 ans à Bruxelles dans l’enseignement spécialisé.

Professeur au 2e degré professionnel le jour, tu devenais entrepreneur de jardin, éleveur, horticulteur le soir et les week-ends. Avec ton légendaire tracteur, tu entretenais le jardin des pères, soignais les poules, t’occupais du potager et tondais les pelouses et talus. Tracteur dont tu prends également le plus grand soin, te chargeant des vidanges et des entretiens comme personne.

Proche des jeunes, tu aimais discuter avec eux pendant les récréations, les accompagner en classes d’alliance ou en excursion.

Pas toujours ponctuel pour remettre tes points dans les bulletins, parfois tête en l’air, ton sourire et ta gentillesse ont toujours réussi à désarmer tes collègues qui n’arrivaient pas à t’en vouloir.

Avec les élèves, tu étais aussi d’une grande patience. Mais gare à celui qui te poussait dans tes derniers retranchements. Tu étais alors capable de t’énerver au point de faire trembler les cloisons. Heureusement, cela ne durait jamais longtemps. Tu n’es pas du genre rancunier.

On me dit aussi que parmi tes multiples talents, j’en ai oublié un. Tu aurais tes entrées là-haut et serais capable d’influer sur le temps qu’il fait. Viens me trouver tout à l’heure, j’ai un service à te demander.

Merci Gérard pour toutes ces années où ta bonne humeur à primer sur tout le reste. Et si tu t’ennuies à la retraite, viens nous voir. Je pense que les éducateurs t’accueilleraient à bras ouverts quelques heures par semaine.

 

 

Jean THEUNIS

 

Après ... années passées chez Uniroyal, tu rejoins Don Bosco le 9 mars 1998. Professeur dans la section électricité, tu apprends aux jeunes qui te sont confiés tout ton savoir-faire.

Un peu caché dans ton sous-sol au bâtiment R, tu es discret et viens rarement en salle des profs. Mais chaque visite est agrémentée d’un large sourire pour tous et d’un mot sympa. Calme et placide en apparence, tu bouillonnes à l’intérieur. Tu as toujours une idée en tête, une envie qui te tient à cœur, un projet à réaliser.

C’est ainsi qu’un beau jour, tu emmènes toute ta classe au sommet de la tour de la cathédrale St Paul pour rénover le système électrique du carillon. La plupart d’entre nous l’apprendront... par les journaux locaux ! Une belle reconnaissance pour la section et sa visibilité.

Sous ton impulsion, on rénovera aussi le local du 2e degré où on réalisera des alcôves pour permettre aux élèves de travailler plus efficacement.

Fédérateur, tu cherches à réunir les collègues et aime partager avec eux des moments de convivialité autour d’un verre, d’un bon repas et même de mémorables réveillons du Nouvel-An.

Enfin, tu es l’initiateur d’un club étrange, qui partage de folles aventures depuis 11 ans maintenant. Club dont, par hasard, chaque retraité de ce soir fait partie.